QUENTIN GERMAIN

QUENTIN GERMAIN

PRESENTATION

À son arrivée aux beaux arts de Paris, Quentin suit les cours d’anthropologie de Maurice Godelier, qui se sont avérés déterminants dans la construction de sa pratique artistique. La démarche anthropologique elle même a influencé la manière de développer son sujet, le paysage. « Dès lors, je ne l’ai plus abordé comme un point de vue donné à voir, ou un espace à représenter, mais comme le porteur du sens plus profond d’un système culturel, d’une société. »

Quelques années plus tard la lecture de « non-lieux » de Marc Augé influencera la production artistique de Quentin. L’auteur y analyse la société contemporaine, en décrivant ces nouveaux espaces qui caractérisent le monde moderne, dans lesquels nous évoluons sans même les apercevoir: parkings, portes d’embarquements, autoroutes. Quentin éprouva de fait pour eux une fascination, plus que de simples espaces, ils sont des reflets de notre société. Et que souvent, leur absurdité ou leur aberration traduit mieux le certain mal être de l’humanité en ces temps de mondialisation.

Il choisit systématiquement des paysages où la trace de l’homme est le plus immédiatement perceptible, tant elle semble rompre avec l’harmonie de son environnement. Ces « zones » périphériques, ces « endroits » entre l’espace urbain et l’espace vierge, entre artificiel et naturel, lui paraissent traduire au mieux le chaos qui surgit dans ces rencontres entre l’homme et son milieu.

L’objectif principal de Quentin est de pousser le témoin de son travail à contempler d’avantage le monde qui l’entoure, et d’évoquer notre groupe humain par les lieux qu’il hante.

En faisant parler ces pièces, Quentin essaie de tendre vers l’objectif que ces ethnologues lui ont inspiré; celui de témoigner de ce que nous sommes.

TRAVAUX